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Le vin du mois c'est une sélection mensuelle à l'aveugle par des sommeliers professionnels d'un vin de saison importé directement d'un petit vigneron indépendant et donc non-disponible en grande surface

  • Le champagne: dégustation

    Mercredi, novembre 12th, 2014By Pauline HascoetApprendre le vin, champagne, Comment déguster3 Comments

    Coupe ou flûte ?

    Selon la légende, la coupe, très populaire à la fin du 18e siècle, aurait été moulée sur le sein gauche de Madame de Pompadour, maitresse de Louis XV… Cela n’empêche que la coupe soit plutôt mal vue pas les oenologues. Les bulles s’en échappent trop rapidement, on ne peut pas faire tourner le vin dans le verre sans tout renverser, les arômes se diffusent avant d’arriver au nez…

    La flûte, elle, permet de bien voir les bulles et leur trajectoire; la forme étroite du verre fait que les arômes sont concentrés, le nez du vin est donc plus prononcé. Il est en outre difficile de renverser le contenu d’une flûte !

    Un troisième type de verre serait, néanmoins, encore mieux adapté à la dégustation: la tulipe. Avec son léger élargissement vers le haut du verre, puis resserrée à la bouche, la tulipe permet d’aérer le vin et de le faire tourner, tout en dirigeant les arômes vers le nez.

    Selon le sommelier Manos Angelakis, pour goûter un grand Champagne, la meilleure chose à faire est d’en verser un peu dans un verre Bourgogne Grand Cru; vous pourrez ainsi en apprécier toute la saveur et toute l’élégance.

     

    Comment reconnaître un bon Champagne, adapté à votre goût?

    La force du Champagne dépend des cépages utilisés; préférez un Chardonnay si vous cherchez de la finesse, un Pinot Meunier pour un vin plus fruité, et un Pinot Noir pour plus de puissance.

    Les bulles peuvent être gages de qualité (bien qu’elles dépendent aussi de la propreté du verre). Un long filet de bulles est un bon signe; plus les bulles sont fines, plus le champagne est âgé. Il y a environ 2 millions de bulles par verre de champagne!

    Une autre indication quand à l’âge du vin est la taille de la partie inférieure du bouchon, qui rétrécit avec le temps.

    Au nez, vérifiez qu’aucune odeur ne vous incommode, comme par exemple une odeur d’alcool trop agressive.

     

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  • Le champagne : le terroir

    Mercredi, novembre 12th, 2014By adminApprendre le vin, champagne, viticulture et vinification3 Comments

    Le sol: Il y avait, à l’ère tertiaire, une mer à la place de la région Champagne-Ardenne… Pendant des centaines de milliers d’années, des matières calcaires et crayeuses se sont déposées sur le sol. Cela s’avère très avantageux pour l’approvisionnement des vignes en eau: le drainage s’effectue facilement en cas de pluies abondantes, et à l’inverse, en cas de sécheresse, l’eau remonte jusqu’aux racines par capillarité.

    En outre, ce sol particulier permet de creuser des caves profondes, idéales pour le stockage des vins.

    La région est en fait un relief de côtes superposées. De nombreux vignobles se situent sur les versants de ces plateaux.

    Le climat: Il fait relativement frais en Champagne- Ardenne. Les raisins ont donc le temps de mûrir lentement et d’absorber plus d’arômes; en même temps, ils conservent leur acidité. Parfait pour les vins effervescents!

     

    Les 4 zones principales de la région sont la Montagne de Reims (où l’on trouve surtout du Pinot Noir), la Côte des Blancs (Chardonnay), la vallée de la Marne (Pinot Meunier), et la Côte des Bar ou Vignoble de l’Aube, au climat plus chaud, à dominante Pinot Noir.

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  • Le champagne : histoire et fabrication

    Mercredi, novembre 5th, 2014By adminApprendre le vin, champagne, viticulture et vinification3 Comments

    « Si je n’étais roi de France, je voudrais être prince d’Aÿ » aurait dit Henri IV (le Champagne s’apellait alors le Vin d’Aÿ; le médecin du roi lui avait conseillé de boire du Champagne plutôt que d’autres vins. Le champagne fut définitivement reconnu comme étant le vin des sacres le 7 juin 1654lors de l’avènement du Roi Louis XIV)

    « Le champagne aide à l’émerveillement. » George Sand.

    « Il y a un instant, entre la 15ème et la 16ème gorgée de champagne où tout homme est un aristocrate. » Amélie Nothomb, extrait de Le Fait du prince, 2008.

    «L’état de bonheur est bien une humeur de champagne. Avec les trois caractéristiques généralement associées à ce vin : l’effervescence, l’explosivité et la griserie festive.» Vincent Cespedes, Magique étude du Bonheur, 2010

     

    L’histoire

    Débouchée à l’aide d’un sabre, brisée sur les bateaux en guise de baptême, la bouteille de Champagne fait parler d’elle! Le Champagne, devenu symbole de fête et de luxe, est en fait un heureux accident datant du Moyen Age. À l’époque, le vin était stocké dans le froid hivernal, et sa fermentation s’interrompait pour reprendre au printemps. Résultat: du gaz et des bulles dans le vin, à en faire exploser les bouteilles! Les vignerons s’efforcèrent de maîtriser ce «vin du diable», ce «saute-bouchon», et expérimentèrent sous la houlette du moine Dom Pérignon (1639-1715).
    Ce bénédictin aurait été le premier à assembler de différentes cuvées afin d’obtenir un vin plus harmonieux; il eut aussi l’idée de ficeler les bouchons avec des fils de chanvre, pour qu’ils résistent mieux à la pression du vin effervescent.
    Les méthodes de fabrication du vin de Champagne se sont peaufinées au fil des générations. Celui que nous buvons aujourd’hui est le fruit de procédés établis dès la première moitié du 19e siècle.

     

    Fabrication du Champagne

    Le Champagne se distingue des autres vins effervescents et mousseux par la manière dont il est produit.
    Tout d’abord, il est issu de l’assemblage de plusieurs cépages. Dans la majorité des cas, il s’agit de Pinot Noir, de Pinot Meunier (raisins noirs), et de Chardonnay (raisin blanc). On parle de «Blanc de Blancs» pour une cuvée issue exclusivement de raisins blancs, et de «Blanc de Noirs» pour une cuvée élaborée uniquement avec du raisin noir.

    Selon le village d’où proviennent les raisins, les champagnes sont classés sur «l’échelle des crus». Sur 200 villages producteurs, seuls 17 sont des Grands Crus; 40 sont des Premiers crus.

    Les raisins sont récoltés manuellement, puis pressurés rigoureusement afin que le jus soit propre et non coloré. Une première fermentation (minimum 15 mois) à lieu; puis, des cuvées provenant de parcelles différentes, voire d’années antérieures, sont assemblées par le vigneron afin d’obtenir un vin au «goût de la maison». Très peu de champagnes sont issus d’un seul vignoble; les vins millésimés proviennent d’une seule récolte, mais ceux-ci ne sont produits que lors les meilleures années, environ tous les 4 ans.
    Puis à lieu la seconde fermentation (qui dure deux ou trois mois): on ajoute dans les tonneaux un mélange de sucre, de levure et de vin. Le tout est versé dans des bouteilles, que l’on stocke pendant plusieurs mois dans les caves champenoises. D’abord posées horizontalement, les bouteilles sont inclinées petit à petit, goulot vers le sol, soit par des machines, soit par des «remueurs». Un résidu (la «lie») se crée et se loge dans le goulot.
    Pour l’évacuer, on dégorge les bouteilles: en plongeant le goulot dans un liquide réfrigérant, la lie se congèle. On ouvre ensuite la bouteille, et sous l’effet de pression, la lie est éjectée.
    La dernière étape, c’est l’ajout de la liqueur d’expédition, un mélange de Champagne et de sucre de canne. La quantité de liqueur ajoutée va déterminer si le champagne sera brut, sec ou demi-sec.

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